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  • André Chassaigne
  • Député du Puy-de-Dôme, Président des Députés du Front de Gauche et du Groupe de la Gauche Démocrate et Républicaine à l'Assemblée nationale
  • Député du Puy-de-Dôme, Président des Députés du Front de Gauche et du Groupe de la Gauche Démocrate et Républicaine à l'Assemblée nationale

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26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 08:20

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 Semaine après semaine, à travers le mouvement syndical, associatif et politique, et l’appel « un ANI qui nous veut du mal », les salariés de notre pays prennent progressivement connaissance et conscience du contenu de l’Accord National Interprofessionnel (ANI) signé le 11 janvier dernier entre le MEDEF et trois organisations syndicales minoritaires. Des milliers de citoyens sont déjà descendus dans la rue le 5 mars dernier. Cet accord est quasiment retranscrit sans modifications par le projet de loi dit « de sécurisation de l’emploi », que le Gouvernement a transmis à l’Assemblée nationale. Son examen débute déjà au sein des commissions. Il viendra en séance publique dès le 2 avril prochain !

 Les dispositions de cet accord, présentées par le Gouvernement comme un nouveau « compromis historique », bouleversent en profondeur le droit du travail. Elles constituent en réalité une « régression historique » ! Ces mesures fragiliseront les salariés, réduits à être soumis aux aléas du système, à être toujours plus la variable d’ajustement des stratégies financières et de rentabilité des actionnaires et des groupes. Je ne prendrai que deux exemples éclairants. L’article 10 du projet de loi introduit les accords de « mobilité interne » qui autoriseraient l’employeur à licencier le salarié, si celui-ci refuse d’aller travailler à l’autre bout de la France. L’article 12 valide les accords « de maintien dans l’emploi », qui permettraient de licencier les salariés refusant de voir leur salaire baisser. Disons-le tout net, son adoption transformerait le licenciement en simple formalité.

 Je l’ai déjà dit, cette attaque d’envergure du MEDEF contre les droits des salariés doit constituer « la mère des batailles » pour tous les progressistes. Les députés du Front de Gauche défendront pied à pied l’intérêt des salariés, en s’appuyant sur le mouvement social, en combattant de façon déterminée toutes les mesures régressives. Nous allons appeler tous les députés, je dis bien tous les députés, à revisiter article par article ce mauvais accord pour le rejeter, ou le réécrire en ayant un seul gouvernail, celui du bien commun.

 Mais ce travail de fond sera vain, s’il se restreint à un tête à tête entre parlementaires. Il doit s’agir d’un mouvement collectif profond, où les forces sociales, les salariés s’impliquent pour interpeller leurs élus, en particulier ceux issus de la nouvelle majorité. C’est par les luttes des salariés, par leur choix politique en mai et en juin 2012 que le Président de la République et les députés de gauche ont été élus. C’est par leurs luttes, par leur force d’action que l’on peut rejeter ces mesures régressives. Comme je le prévois dans le Puy-de-Dôme en les rencontrant, le 28 mars prochain, il faut porter la parole des salariés, de leurs représentants locaux, leur analyse concrète, dans leur entreprise, dans leur secteur d’activité. Il faut enrichir le débat d’exemples locaux et du vécu des travailleurs. Beaucoup me disent : « si l’ANI existait déjà, je serais à la porte ! Si l’ANI existait déjà, il n’y aurait pas eu de reprise de mon entreprise ! » Voilà comment prendre les choses. Voilà comment porter le message auprès des représentants de la Nation. Rendre visible le caractère scélérat de ces mesures issues de la réflexion du MEDEF. Démontrer collectivement qu’il est contre-productif pour l’emploi, et nuisible pour le monde du travail.

 

Publié dans le journal La Terre. 

 

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Publié par André Chassaigne - dans Chroniques du journal La Terre
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commentaires

Daniel SANCHIS 12/04/2013 10:41

Monsieur,

J'ai fait parvenir à votre groupe, une demande de rencontre pour vous faire part d'une alerte que nous avons co-signé avec 27 autres cabinets d'expertise agrées par le Ministre du travail pour
réaliser des expertises auprès des CHSCT. Nous n'avons pas eu de réponse à ce jour. J'ai bien conscience de la charge importante que vous avez. Il me semble, néanmoins, que l'enjeu que représente
la forte limitation des droits de cette instance qui a été votée en première lecture par l'assemblée mérite que nous alertions l'opinion publique et les représentants des citoyens sur une question
centrale pour la santé publique fortement qui nécessite des mesures fortes pour défendre le "travail" sans l'opposer au travail.

Dans ce sens, je réitère notre demande de rencontre.

Dans cette attente, avec mes salutations respectueuses

Daniel SANCHIS
Conseiller de la Direction du cabinet DEGEST
Porte parole du groupe de 28 experts CHSCT ayant publié une alerte le 25 02 2013

turmel jm 08/04/2013 19:55

bonjour
Communiste depuis 1978 j'en ai connu des tempêtes..politiques.
Bon, il semblerait que tes propos sur f-inter aient déclenché un coup de vent sérieux ,du moins chez les amis du PG.
Mon point de vue est le suivant. Bien que je sois d'accord avec les propos crus et drus de Mélenchon,depuis quelques temps de la part de camarades surtout,ses rhétoriques ne plaisent pas. Ils ont
peur que se soient contre productif auprès des gens qui regardent vers nous.Peut être ont ils raisons? Nous avons connu une période ancienne ou les médiacrates s'étaient" bien occupés" de notre feu
défunt camarade G Marchais qui,lui aussi parfois ne faisait pas " toujours dans la dentelle" . Donc, je ne saurai conseiller à notre ami JLuc de réfléchir sur l'écho de ses diatribes auprès du
grand public que nous devons gagner à nos propositions.
Ceci dit,dans la forme sur une radio de grande écoute tu aurais pu éviter de critiquer aussi vertement. Il y a manière de monter sa différence ,voir son désaccord.Je ne partage absolument pas.
J'espère qu'a l'avenir tous nous ferons preuve de davantage de sang froid ,y compris pour exprimer des divergences.
Fraternellement

brones 30/03/2013 17:04

Cher André,
au bon souvenir de Monsieur Sapin
voilà des chiffres qui vont lui fermé sont arrogance suite à votre intervention aux questions au gouvernement les prochaines questions et l'examen de loi sur ani ,il va falloir qu'il baisse d'un
ton ce Michel Sapin

Les salariés des très petites entreprises ont accordé 30 % de leurs voix à la CGT, qui devance ainsi largement la CFDT et FO. Mais le scrutin, sur sigle, n’a mobilisé que 10 % des inscrits.

Le ministère du Travail a rendu public, vendredi, les résultats des élections professionnelles qui se sont tenues, pour la première fois, dans les très petites entreprises (moins de onze salariés),
entre le 28 novembre et le 12 décembre, avec sursis jusqu’au 17 décembre pour les votes par correspondance. Le vote sur sigle, destiné à donner du poids au syndicat de leur choix, a porté la CGT,
si souvent décriée par la droite et le patronat, largement en tête, avec 29,54 % des voix. C’est 10 points de mieux que la CFDT, arrivée deuxième avec 19,26 % des suffrages. Un message fort.

Force ouvrière, avec 15,25 % des voix, arrive troisième, devant l’Unsa (7,35 %), la CFTC (6,53 %), SUD Solidaires (4,75 %), tandis que la CAT, la CNT, la CFE-CGC passent chacun tout juste la barre
des 2 %. Il s’agit là de résultats qui agglomèrent les deux collèges, cadres et non-cadres, outre les votes d’outre-mer.

Le taux de participation a été, comme tous les syndicats le craignaient, particulièrement faible, avec seulement 478 866 votants sur 4,6 millions de salariés, soit de 10,38 %. Une situation qui
s’explique par le vote sur sigle, mais aussi par le fait qu’il s’agissait d’une première pour les salariés de ces petites boîtes, souvent très éloignés des organisations syndicales. Un vote sur
sigle qui ne permettait pas d’élire directement des représentants, pas de débats télévisés, peu de visibilité dans la presse, un vote par Internet qui nécessitait des applications spécifiques, du
matériel de vote arrivé en retard… Bref, il y a du travail pour que le prochain rendez-vous avec les urnes, en 2016, concerne davantage ces travailleurs des secteurs du commerce, de l’artisanat, du
spectacle, des services à la personne…

Du poids pour ceux qui disent non à la régression sociale

Il n’empêche, les résultats sont là ! Ils plébiscitent le syndicat dirigé par Bernard Thibault, dans un contexte de négociations, où le rapport de force est déterminant face à un patronat qui
entend précariser davantage les travailleurs, sur fond de crise censée justifier la multitude de plans sociaux, notamment dans l’industrie, qui fragilisent eux-mêmes l’économie du pays. « Le
résultat obtenu donne encore plus de poids à ceux qui n’acceptent pas une régression sociale majeure dans la négociation sur l’emploi en cours », assure la CGT, appelant les salariés à poursuivre
l’engagement par une adhésion au syndicat. Ces résultats viendront en effet s’ajouter à ceux des grandes entreprises et à ceux des entreprises agricoles (scrutin en janvier prochain) pour former la
liste des syndicats représentatifs susceptibles de négocier, de signer des accords ou d’empêcher leur signature à condition de représenter au moins 8 % des salariés. La CFDT « attend maintenant que
toutes les leçons soient tirées de cette élection » et « revendique la mise en place de structures de dialogue social territorial, dans lesquelles doivent siéger des salariés des TPE élus par leurs
collègues de travail ». Force ouvrière estime consolider « nettement, en termes électoraux dans le privé, sa troisième place », tandis que l’Unsa se sent « récompensée » par « une campagne
exclusivement militante, bâtie sur le porte-à-porte et le contact direct avec des dizaines de milliers de salariés de TPE sur leur lieu de travail ».

Quelques résultats en région

En Île-de-France, où 9 entreprises sur 10 sont des TPE, soit 21 % des salariés concernés, la CGT arrive en tête avec 29,81 %, devant la CFDT (18,38 %) et FO (11,67 %). Dans le Nord-Pas-de-Calais,
la CFDT (18,49 %) n’est que troisième, derrière FO (19,09 %) et la CGT (32,38 %). Même envolée cégétiste dans le Limousin (38,26 %, contre 19,23 % pour FO et 15,36 % pour la CFDT) et en Auvergne,
où la CGT enregistre son meilleur score en région, avec 37,88 % des voix (CFDT 17,22 %, FO 15,80 %). La CFDT devance de peu la CGT dans deux régions : la Bretagne (CFDT 26,86 %, CGT 26,30 %) et les
Pays de la Loire (CFDT 24,54 %, CGT 24,42 %).

Laurence Mauriaucourt journal l'humanité

DELENA 29/03/2013 11:17

cher Camarade André je suis d'accord avec toi pour maître fin a cette Mascarade que le gouvernement et les Syndicat réformateur il est tant que les force de Gauche prennent en conte les cris du
Peuple contre cette Crise de notre société ou cella serai grave pour notre pays !! reçois cher André mes Salutations Fraternelle !! Christian Delena