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  • André Chassaigne
  • Député du Puy-de-Dôme, Président des Députés du Front de Gauche et du Groupe de la Gauche Démocrate et Républicaine à l'Assemblée nationale
  • Député du Puy-de-Dôme, Président des Députés du Front de Gauche et du Groupe de la Gauche Démocrate et Républicaine à l'Assemblée nationale

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13 juin 2011 1 13 /06 /juin /2011 22:00

 Les délégués présents à la Conférence nationale ont adopté par 63 % des voix la résolution soumise désormais au vote des communistes. Ce texte est plutôt satisfaisant, tant sur l’analyse de la situation sociale et économique que sur les enjeux politiques. Il développe fort bien l’exigence d’une nouvelle pratique politique pour que les Françaises et les Français se réapproprient la politique et prennent en main leur avenir.

 

 Mais cette résolution conclut de façon surprenante à une seule candidature possible aux présidentielles, réduisant ainsi le Front de gauche à une alliance de sommet et conditionnant sa réussite au choix d’un candidat incontournable.

 La Conférence a cependant décidé à 79 % de faire figurer l’ensemble des candidatures pour l’élection présidentielle sur le bulletin de vote. C’est un énorme progrès démocratique pour notre parti : cette reconnaissance de la souveraineté des communistes est une réponse incontournable à l’exigence convergente d’une majorité de communistes, relayée par de nombreuses fédérations. J’y vois aussi, pour ma part, un atout de poids pour mobiliser le plus grand nombre de communistes à l’issue du vote qui désignera le candidat unique du Front de gauche aux élections présidentielles.

 

 Depuis, cette avancée a malheureusement motivé beaucoup de fébrilité pour en limiter la portée, en dévoyant notamment mon point de vue.

 Pourtant, mon positionnement a toujours été sans ambiguïté.

 

 A chaque fois que j’ai eu l’occasion de m’exprimer sur le sens de mon offre de candidature, que ce soit au 35ème Congrès du Parti Communiste Français le 20 juin 2010, durant la Fête de l’Humanité le 8 septembre 2010, lors du Conseil National du 7 janvier 2011 suivi de l’Assemblée des animateurs de sections le 8 janvier, lors du Conseil national du 8 avril 2011 ou durant la Conférence nationale, j’ai toujours cherché à expliciter ma conception du Front de gauche comme instrument d’une dynamique populaire nouvelle, et appelé à un débat serein et respectueux de toutes les convictions au sein de notre parti, comme au sein du Front de gauche.

 

 Certes, j’ai donné mon sentiment quelques jours avant la Conférence nationale sur le besoin qu’exprimaient les communistes de se voir offrir un choix sur l’ensemble des candidats ayant fait acte de candidature lors du Conseil national du 8 avril. C’est qu’il s’agissait, de mon point de vue, d’un engagement élémentaire pour une organisation comme le Parti Communiste Français, qui place le respect des valeurs démocratiques au cœur de ses statuts et de ses résolutions.

 J’ai par ailleurs, à plusieurs reprises, assuré que je m’en remettrai sur ce point au choix de la Conférence nationale de notre Parti en application de nos statuts, avant le vote des militants prévu les 16, 17 et 18 juin prochain. C’est ce que j’ai fait.

 

 Ma proposition de candidature est donc restée inchangée sur le fond comme sur la forme. J’ai redit, lors de la Conférence nationale, les deux priorités que je plaçais au cœur de ma démarche :

- Le besoin pour le Front de gauche, comme outil de rassemblement à gauche, de faire monter dans l’ensemble du peuple de France, l’exigence de mesures indispensables pour un changement réel dans notre pays, et pour améliorer la vie du plus grand nombre. Je pense plus particulièrement à la maîtrise financière et au carcan européen.

- La nécessité pour le Front de gauche d’être le moyen d’implication populaire dans le débat politique, le lieu d’élaboration collective des contenus de la transformation sociale et écologique. Cet enjeu essentiel exige de rompre avec le formatage des pratiques politiques actuelles, qui jouent sur la personnalisation et la médiatisation artificielle au détriment d’une démarche novatrice d’implication du plus grand nombre.

 

 Malgré cette volonté de clarté continue sur ma démarche, au service de la volonté de rassemblement au sein du Front de gauche exprimé par notre parti, le débat légitime qui anime les communistes sur les différentes propositions soumises au vote s'est quelquefois égaré depuis la Conférence nationale. Allant chercher dans le registre du manichéisme, agitant la menace que ma désignation briserait le Front de gauche, des argumentaires simplistes essaient de faire renaître des clivages que nous avions alors réussi à surmonter. Ils sont en décalage profond avec la teneur des échanges des communistes. De même, des réactions insistent désormais sur le caractère « déplacé » des soutiens de certains militants communistes à ma candidature. Il y a quelques semaines, j’étais caricaturé en « marionnette au service de la direction ». Voilà que je serais subitement devenu un fossoyeur instrumentalisé par une autre « partie » des militants communistes.

 Est-ce ainsi, par des accusations répétées, que nous concevons le respect des convictions, des engagements et de la parole de chaque militant communiste au sein de notre maison commune ? Ou s’agit-il simplement de faire diversion pour déplacer le débat sur les interprétations fantaisistes des uns et des autres ?

 

 Ces jugements à l’emporte-pièce se situent à l’opposé de notre volonté de rassembler tous les communistes dans la perspective d’un engagement total de tous dans les échéances à venir. Je le redis avec force : il n’y pas de bons ou de mauvais communistes. Les convictions des uns et des autres ne méritent ni raccourcis ni interprétations.

 Pour alimenter la réflexion décisive des adhérents de notre parti sur les choix pour 2012, il n’est pas nécessaire de les infantiliser ! Je crois qu’avec leurs valeurs, leurs convictions, leur expérience, ils méritent mieux que des échanges fondés sur la stigmatisation et le chantage.

 Quant à l’argument disant que ma candidature ferait courir un risque à l'accord législatif, il me semble, pour le moins, fallacieux. Cela voudrait dire que cet accord n'a été réfléchi et discuté que dans le cadre d'une seule possibilité de candidature à la présidentielle. Or, cela n'a jamais été dit comme tel. Affirmer aujourd’hui cette condition reviendrai a posteriori à dire que mon offre de candidature était construite sur un leurre. Quel mépris pour mon engagement et plus largement pour celui de tant de communistes ! Cette référence à un corsetage de l’accord législatif avec les autres forces du Front de Gauche s'apparente à une forme de pression envers les communistes, il écarte aussi le débat de fond sur la conception du Front de Gauche.

 

 Nous pouvons difficilement nous engager à construire du neuf avec de telles pratiques dans l’exercice démocratique au sein de notre parti. Alors que le choix très majoritaire des délégués à la Conférence nationale a été fait pour garantir la souveraineté des communistes sur leur choix, il est totalement contre-productif d’essayer désormais de les diviser en jetant de tels doutes. Pis encore, ce type d’argument est à l’opposé de l’éthique même de notre rassemblement, fondé sur la transparence d’une démarche collective et citoyenne.

 

 Je le répète, mon offre de candidature ne souffre d’aucune sorte d’instrumentalisation. Elle est dépassionnée, sincère, dénuée de considérations boutiquières sur les agissements supposés des uns et des autres. Je crois d’ailleurs m’être astreint quant à moi à la plus grande transparence sur le sens de ma démarche et sur ma conception du rassemblement au sein du Front de Gauche, comme du rôle que doit tenir notre parti dans ce cadre collectif, et sur mon attitude si ma candidature n’était pas retenue.

 

 Je le réaffirme, c’est au service du Front de Gauche et de sa réussite que s’inscrit ma candidature. Je m’engage à porter le programme populaire et partagé et une ambition commune sur les législatives, dans le respect des partenaires et avec une pleine existence du PCF. Aussi, j’appelle les communistes à se prononcer librement, en conscience, sur les choix qui leur sont offerts. J’appelle solennellement tous les communistes à s’investir, quel que soit leur choix, lors du vote des 16, 17 et 18 juin… et bien évidemment après !

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commentaires

joel67 19/06/2011 10:38


Bonjour,
Pour moi le résultat du vote des camarades n'est pas une surprise. Il faut se mettre en ordre de marche pour que la bataille politique soit un succès.
Ton score est un bon score, puisqu'il ne bénéficiait pas du soutient de la direction nationale de notre partie. Mais nombre de camarades qui soutenait ta démarche politique ta conception du Front
de Gauche n'ont pas voté pour toi, moi le premier car la récupération polique de Gérin était dangereuse. Ici il n'a pas eu un jour sans mail des Gérinistes locaux qui relayait les mails de Gérin. A
noté que ces camarades n'ont participés à aucune réunion de préparation de la conférence nationale dans notre fédération. Un grande partie de ces mails était basé sur les peurs des camarades et
appelait à voter pour toi pour casser le Front de Gauche.
Merci André Chassaigne de cette bataille, de ta gouaille, de ta combativité, le Parti à besoin de dirigeant comme toi.


Roger COLIN 18/06/2011 11:20


Pour répondre au post n° 16. On pourrait ajouter " ainsi le projet politique que représente le front de gauche sera foutu en l'air et avec l'unité du parti (situation d'ont on a bien besoin)!!!


Martine 16/06/2011 22:10


Je vois que je ne suis pas la seule à condamner les attitudes et manœuvres d'un Gérin - dont on peut légitimement se demander ce qu'il fiche au PCF...

Bref, s'il advenait que le PCF puisse faire capoter le Front de gauche, seule chance pour notre pays pillé et exsangue, on pourrait se demander si ce dernier, à l'instar de ce qu'on avait dit du
syndicat FO jadis, n'est pas financé par la CIA !


vidal suzanne 15/06/2011 20:26


Les délégués à la conférence nationale représentaient bien la base du PCF puisqu'ils ont été désignés par nous,Dire celà c'est nier le rôle des cellules,sections,fédérations.
Pourquoi tomber dans le piège de la personnalisation que nous combattons et soyons constructifs dans le FG en travaillant pour un parlement porteur du programme populaire partagé .Ne pas casser
l'Union une 2ème fois ,les conséquences risqueraient d'être catastrophiques.
Une adhérente du PCF depuis 1956


Christian POIRSON 15/06/2011 18:58


Salut camarade,
Bravo pour cette mise au point qui rappelle que la démocratie est toujours, en dernière analyse, une arme au service du prolétariat et de ses alliés. Les partisans des tractations après que la
souveraineté se soit exprimée, ceux-là font le lit d'une social-démocratie prête à confiner les prolétaires dans leur condition d'exploités comme le montrent abondamment les textes de Jacques
Généreux et autres boîtes à idée de Jean-Luc Mélenchon.
Christian POIRSON
secrétaire de la section de Nancy du PCF


Jouan Patrick 15/06/2011 18:18


Cher camarade, je viens de lire et relire ton dernier texte. Il est clair que je partage de nombreux points, ce qui ne me surprend pas. Sans vouloir être trop long :" FDG comme instrument d'une
dynamique populaire nouvelle ; lieu d'élaboration collective ; rompre avec le formatage des pratiques politiques actuelles qui jouent sur la personnalisation et la médiatisation ; il n'y a pas de
bons et de mauvais communistes etc...".
Mais tout de même, sans parler de "bons ou mauvais communistes", mais en se plaçant sur le terrain politique, il est tout de même navrant que tu ne dises rien de l'argumentation d'André Gérin
appelant à voter pour toi. A. Gérin dit sur son blog :" Si Jean Luc Mélenchon n'est pas désigné, il n'y aura plus de Front de Gauche. Le scénario construit depuis des mois sera complètement remis
en question". Sachant que tu es profondément attaché au Front de Gauche, il ne me semble pas acceptable que tu ne dises rien. Tu parles de nouvelle façon de faire de la politique et tu as raison.
Franchement, appeler à voter pour toi pour contribuer à casser le FDG, A. Gérin fait fort !!
Sur le fond, pour expliquer mon vote ce week-end pour JL Mélenchon, je reprendrais ce qu'a dit F Wurtz au conseil national précédent . Il dit : «s'il s'agissait de savoir vers qui va notre
affinité, ce serait le candidat communiste. Mais ce n'est pas la question posée; On ne peut tout simplement pas se dire favorable à la démarche du FDG et exiger tout à la fois 95% des élus aux
cantonales, 80% des circonscriptions législatives et, en plus, une candidature PCF à l'élection présidentielle ».
Cordialement
P Jouan


Erick 15/06/2011 11:04


Cher André,

Votre texte me touche et m'interroge. Je en doute ^pas une seconde de votre engagement, de votre volonté pour la victoire de nos idées, P.C.F., P.G., G.U., et autres organisations du Front de
Gauche. Je vous ai vu vous exprimer dans les (trop) rares interventions que vous donné les médias.
Mais je vois dans votre texte que vous réfutez toute tentative d'instrumentalisation.

J'aurais aimé pour ma part que vous disiez autre chose: que vous ne n'acceptiez pas les soutiens qui réclament ouvertement la fin du Front de Gauche.
La démocratie dans un parti, c'est également dire à ses camarades qu'ils n'ont pas le droit de brandir votre nom en expliquant que votre victoire va porter un rude coup au FDG.
Je vis dans le Rhône et j'ai vu de mes yeux vus ce dont étaient capables André Gerin et ses amis. Malgré votre débat avec lui, voici ce qu'il a affirmé plusieurs mois après:
« Maintenant, il y a deux hypothèses : ou Mélenchon est mal élu, ou Mélenchon est battu, et dans ce cas, c’est le Front de Gauche qui est battu ».
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/06/05/97001-20110605FILWWW00065-pcf-gerin-retire-sa-candidature-pour-2012.php
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article117792
Ces propos sont vérifiables dans de nombreux autres dépêche, mais surtout sur le site des communistes de Venissieux, incarnant la tendance Gerin: faire vivre le P.C.F., et voici leurs arguments,
sous votre texte:
http://lepcf.fr/
Vous noterez aussi les contre-vérotés plutôt haineuses envers M.G. Buffet, qui rêverait de liquider le Parti.

Vous voulez fédérer, d'autres utilisent votre nom pour semer la confusion, créer la peur. Vous parlez aux communistes tout en défendant le FDG, mais dans ce cas il faut parler à nos partenaires
également.
J'ai trop mal vécu l'éclatement des collectifs unitaires qui ont permi l'élection de Sarkozy, et je n'en peux plus de sa politique, et de la politique d'accompagnement du capitalisme par le
P.S.

Je rêve d'un nouveau Front Populaire, et Léon Blum n'était pas communiste, mais que de conquêtes sociales grâce à nous et aux mouvements sociaux.

Malgré vos bonnes volontés, Melenchon comme vous vous faitent tirer dans le dos. Je ne comprends pas comment on a pu en arriver là. Bien sur chacun accusera celui que ça arrangera d'accuser. Moi,
cette situation m'écoeure.

Bon vent au Front de Gauche, dont la principale composante est le P.C.F.

Amitiées communistes,

Erick

Alors pourquoi ne pas dire très haut


Martine 15/06/2011 11:00


Dans l’état où se trouve la France, et compte tenu de l’audience dont jouit déjà Jean-Luc Mélenchon (faites donc un sondage demandant aux Français : connaissez vous André Chassaigne ?) compte tenu
également de l’engagement sais failles qui est le sien, il serait irresponsable, voire criminel, de jouer la division de notre camp, cédant au repli sectaire de quelques uns, en prétendant choisir
un autre candidat pour représenter la « vraie gauche ». Franchement, je n’appelle pas cela démocratie.
Outre son audience, l’ensemble des propositions de Mélenchon sont conformes à ce qu’en tant qu’électrice communiste, j’attends. C’est donc des deux mains que je voterai pour lui au premier tour, et
seulement pour lui et pour nul autre au second tour...

Ce, malgré le très grand respect et l’admiration que j’ai toujours eue pour le grand député communiste qu’est André Chassaigne - dont je regrette que la plupart de ceux qui s’expriment ici le
tutoient : un prétendant à la fonction suprême doit dépasser le cercle étroit de ses familiers, c’est élémentaire.
Sans la grande masse des citoyens non encartés, rien ne se fera car il s'agit de la France, de la souffrance de tout un peuple, et non pas de la fierté mal placée ou de l'attachement à des dogmes
d'une poignée de conservateurs au sein d'un parti hélas déjà considérablement affaibli,ce que je ne peux que déplorer. Il me semble même qu’un soutien, surtout pas du bout des lèvres mais
pleinement engagé et sans arrière pensées, serait propre à redonner de l’audience à ce parti pour lequel je vote et voterai encore, aux législatives par exemple.


Docteur Jacques FRANCK 15/06/2011 09:56


Le vote des communistes


J'ai lu la résolution et les débats de la conférence. J'ai parcouru les discours de Jacques Chabalier et de Pierre Laurent. J'ai scruté les détails du bulletin de vote qui nous est soumis. J'ai
essayé de réfléchir. Ce travail m'a permis de mesurer les dégâts que l'âge a infligés à mes capacités de compréhension. Qu'est-ce que je vois ?
On nous demande de voter sur notre candidature à la présidence de la République. Fort bien. Nous devons choisir entre deux communistes dont les conceptions diffèrent. C'est de bonne démocratie.
Nous pouvons même, si ça ne nous convient pas, voter blanc. Juste proposition.
Mais, et là ma vieille connaissance d'un Parti auquel j'appartiens depuis près de 67 ans vacille, la direction appuyée par la majorité de la Conférence nationale, nous offre avec insistance, une
alternative étrange. Pour faire court : "Camarades, ne votez pas pour un communiste, même s'il s'inscrit dans la perspective du Front de gauche ! Apportez massivement vos voix et votre confiance à
un ancien dirigeant socialiste, même si son programme diffère du notre ! Même s'il approuve la guerre coloniale en Lybie ! Même si son objectif est la substitution à son profit d'un vague mouvement
d'une gauche imprécise à notre Parti ! "
A l'appui de cette thèse, on invoque des avantages tirés d'une négociation de bas niveau sur la répartition des sièges aux législatives. C'est de la politique, ça ?
J'espère bien, le matin du 19 juin, après le vote, me réveiller d'un mauvais rêve. Les communistes auront voté communiste.

Jacques FRANCK Paris 17° Vétéran du PCF


Christian Staphe 15/06/2011 09:06


Cher camarade,
Ta longue lettre me laisse perplexe. A mon avis, tu sembles oublier que le scutin présidentielle est un piège qui désavantage le PCF. Que tu le veuilles ou non, si ta candidature reçoit l'aval des
communistes, tu seras montré du doigt comme candidat communiste et quels que soient tes bons setiments le Front de Gauche qui n'a pas encore fait son trou se tirera une balle dans le pied. La façon
avec laquelle les copains de Béziers, sans parler d'André Gérin, instrumentalisent ta déclaration devrait te faire réfléchir. Quant aux votes démocratiques des communistes,l'état souvent
déliquescent de notre parti dans les régions vidées de leurs industries relativisent cette notion. Alors que un geste d'ouverture à gauche et un résultat en progession - la régression vers les 1%
est à envisager - ferait un bien fou au moral. Bien à toi.