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  • André Chassaigne
  • Député du Puy-de-Dôme, Président des Députés du Front de Gauche et du Groupe de la Gauche Démocrate et Républicaine à l'Assemblée nationale
  • Député du Puy-de-Dôme, Président des Députés du Front de Gauche et du Groupe de la Gauche Démocrate et Républicaine à l'Assemblée nationale

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17 mars 2014 1 17 /03 /mars /2014 12:58

 Les différentes campagnes électorales me conduisent à apporter un soutien actif par ma participation à des initiatives locales. Chaque fois, c’est pour moi une vraie « leçon de choses » sur la pratique politique de proximité, forte de sens et riche d’enseignement. Réunion après réunion, rencontre après rencontre, je découvre des pièces nouvelles du beau puzzle de l’engagement communiste sur nos territoires.

 Ainsi, contrairement à ce que prédisaient certains de nos partenaires du Front de gauche, les choix locaux d’alliance, notamment avec le Parti socialiste, n’empêchent pas une remise en cause sans concession des choix gouvernementaux. Quelle que soit la configuration locale, les communistes portent avec détermination un discours sans ambigüité sur les renoncements du Président de la République et de son gouvernement. Partout, ils appellent à un sursaut populaire pour une alternative politique de gauche. Loin d’être coupées du débat politique national, les élections municipales permettent au contraire de structurer des champs de résistance aux politiques d’austérité. Elles sont autant de leviers pour des constructions politiques alternatives par la promotion de politiques publiques locales exprimant les valeurs de la gauche. Loin d’être piégés dans l’institution municipale en devenant les otages de politiques combattues par ailleurs, les élus communistes et du Front de gauche porteront des choix en rupture avec les orientations libérales, dévastatrices pour nos collectivités locales.

 Que le Front de gauche présente sa propre liste (comme c’est le cas à Béziers ou Issoire) ou que certaines de ses composantes participent à des listes de rassemblement de la gauche (comme à Aurillac, Clermont-Ferrand ou Caen), voire que le support soit une liste de gauche citoyenne (comme à Arpagon dans le Cantal), j’ai constaté que tous ceux qui m’accueillaient partageaient sans ambigüité un objectif clair : empêcher la droite et l’extrême droite de réaliser leurs rêves de vague bleue ou bleue marine. Au second tour, la droite revancharde et l’extrême droite aux aguets sont les adversaires qui conduiront partout au rassemblement des forces de gauche. Au-delà de la nécessité d’empêcher des implantations locales qui seraient des points d’appui pour d’autres élections, ce sont les politiques publiques locales qui sont en jeu et le quotidien des habitants par les choix qui seront faits.

 De toutes mes rencontres, remonte une constante : l’utilité de renforcer le nombre d’élus communistes et du Font de gauche parce que ce sont eux qui portent les valeurs fortes d’une vraie gauche, avec une pratique politique au plus proche des citoyens, ancrée dans le quotidien et associant le plus grand nombre aux choix de gestion. Par eux, il s’agit aussi de redonner à l’action politique une reconnaissance qu’elle a perdue. Encore faudra-t-il faire la démonstration que les élus communistes et du Front de gauche, en augmentation sur l’ensemble du territoire, soient réellement, concrètement, utiles aux populations. Soyons pour cela attentifs à ne jamais considérer une campagne électorale comme une forme de parenthèse à refermer au lendemain du scrutin. C’est dans la durée, dans les actes et dans sa mission de faire évoluer les consciences que le Front de gauche sera à la hauteur de son ambition : rassembler le plus largement pour mettre enfin en œuvre une politique de transformation sociale, à tous les nivaux de nos institutions, de la plus petite communes aux hémicycles du Parlement.

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Publié par André Chassaigne - dans Impressions de campagne
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19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 08:54

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  Depuis quelques années, et plus fortement après la campagne sur le Traité Constitutionnel Européen, un constat s’imposait : la parole populaire prenait une force nouvelle. Plus lucide sur les mécanismes du système libéral, plus consciente des enjeux de société et en réflexion constante sur les exigences du changement. Nous sentions alors comme une porte entrouverte. Il restait à l’ouvrir. A l’ouvrir complètement. C’est fait !

  Les rassemblements de plein-air et les salles trop petites autour de notre candidat Jean-Luc Mélenchon sont le symbole de cette entrée fracassante du peuple dans la construction de ce que l’on n’osait plus appeler « des lendemains qui chantent ».

 

  Car, au-delà du bonheur, du plaisir partagé, des cris et chansons portés à l’unisson, le peuple de retour manifeste une volonté qui dépasse tous les enthousiasmes d’une campagne électorale hors du commun : il se veut d’utilité publique.

  Ceux qui viennent à la rencontre du Front de gauche nous le disent : ils repartent avec le sentiment d’avoir renoué avec l’intelligence collective, le sens du partage et de la solidarité, le goût de travailler pour le bien commun, l’envie renouvelée de privilégier l’intérêt général à l’intérêt personnel. Et c’est là que notre slogan, « prenez le pouvoir » donne pleinement son sens. Reprendre sa vie en main, c’est le message que transmet si bien notre rassemblement quand beaucoup d’autres forces en appellent à la délégation de pouvoir. Le Front de gauche matérialise aussi une créativité dans l’action politique, avec ses artistes du quotidien et une prise d’initiatives publiques qui faisait défaut depuis si longtemps. Il faudra sans doute du temps pour élargir encore davantage le cercle de l’engagement militant de cette France qui bouge, mais je crois que nous sommes sur la bonne voie.

 

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 Je suis de ceux qui depuis des mois ont sillonné la France et animé cette formidable dynamique : de St-Gaudens à St-Quentin, de Limoux à Villié-Morgon, de la Haute-Auvergne cantalienne au bocage du Bourbonnais… non pas de ces gros meetings, avec le candidat, déplaçant des milliers de citoyens, mais ces réunions où le contact direct, le témoignage de vie et le choix des mots construisent notre pensée politique et donnent du corps à nos exigences de transformation sociale. De ces rencontres, où chaque soir cinq, dix ou vingt personnes nouvelles prennent le temps de nous rejoindre et nous parler, nous tirons une dynamique de construction qui s’ancre dans la durée et sur les territoires. N’ayons pas de fausse modestie à le dire, nous tenons là une renaissance de la parole populaire, du partage de l’action politique, dans un pays qui était, il y a quelques mois encore, comme anémié par l’empreinte de la pensée libérale et de son lot de repli sur soi.

 

  Certes, nous n’avons pas soudainement « découvert » le peuple. Mais nous avons mis en œuvre ce que nous avions souvent seulement énoncé : la construction politique n’est pas du côté des « sachant », dans la délégation de pensée et d’idées à des élus et responsables de parti, elle est dans le vécu et l’analyse de ceux qui sont au cœur de la réalité sociale. Et c’est, j’en suis persuadé, cette prise de conscience que le Front de gauche est en passe de concrétiser durablement, après tant de balbutiements citoyens ici ou là, en particulier dans les collectivités locales où les communistes sont en mandat. Et par là, nous grandissons la politique.

  Car, qui peut mieux que les Fralib, les M-Real, les Pétroplus, les ArcelorMittal, bâtir et proposer des alternatives à la faillite industrielle de tant de sites de production ? Qui peut mieux défendre l’intérêt général, le bien commun, que ceux qui placent leur emploi et celui de leurs enfants avant le profit de quelques privilégiés et de leurs héritiers ? Qui peut mieux nourrir une proposition de loi pour donner aux salariés les droits qui leur reviennent que ceux qui déplorent, dans leur quotidien, l’absence de ces droits pour sauvegarder et transformer leur outil de travail dans le respect de leur santé et de l’environnement ?

 

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  C’est cette approche qui nourrira désormais une pratique politique nouvelle dans les lieux de vie et de travail : du plus petit village à la cité urbaine, de l’atelier de mécanique au comptoir de banque, de l’agriculture paysanne à la grande surface, du laboratoire de recherche au bloc chirurgical de l’hôpital de proximité … c’est bien la révolution citoyenne qui est en marche !

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Publié par André Chassaigne - dans Impressions de campagne
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16 mars 2010 2 16 /03 /mars /2010 11:52

 

Le coup est terrible. Mais il est tellement mérité ! Ce 1er tour des élections régionales confirme le désaveu massif de la politique désastreuse, disons même « inhumaine », conduite par le Président de la République et son gouvernement, avec le soutien d’une majorité parlementaire aux ordres. En Auvergne, la sanction infligée à la droite sarkozyste prend encore plus de relief, sa liste étant conduite par les ministres Marleix et Hortefeux.


Partout en France, la colère et la rancœur ont conforté une abstention massive, trop massive. Elles ont aussi conduit à un vote à gauche en nette progression, avec un rapport des forces clairement favorable au Parti Socialiste. La bipolarisation est cependant ébranlée par les résultats d’Europe Ecologie, en baisse pourtant sur les Européennes, et par les progrès du Front de Gauche qui gagne en crédibilité.


Je me suis beaucoup interrogé depuis l’annonce des résultats sur les raisons du succès plus marqué de la liste Front de Gauche en Auvergne.


Pour beaucoup, les 14,24 % que nous avons obtenus sont en effet un résultat qui fait événement, d’autant plus que le Front de Gauche recueille 6,95 % des voix dans les régions où il présentait une liste propre (contre 6,45 % aux européennes).


Tout d’abord, je dirai que notre résultat régional n’est qu’un succès relatif. Je ne me satisfais pas pour ma part d’un positionnement qui nous place à 13,79 % de la liste socialiste du Président sortant : le Front de Gauche n’a pas vocation à rester une force d’appoint d’un Parti Socialiste dominateur, une simple réserve de voix captive au nom du sacro-saint désistement républicain, le déversoir immuable d’un électoral de gauche déçu des travers d’une sociale-démocratie se refusant à transformer fondamentalement la société.


Pour ma part, je ne vois pas non plus dans le résultat auvergnat une simple validation des orientations du Front de Gauche. Certes, c’est la confirmation en Auvergne comme ailleurs qu’il est possible de créer un rassemblement crédible des organisations attachées à la transformation sociale, sur la base de propositions fortes portant le fer au cœur du système capitaliste.


Encore faut-il que ce rassemblement ne se limite pas au seul pré-carré des organisations qui la composent ou susceptibles de la rejoindre. Il doit s’ouvrir, comme nous l’avons fait, aux porteurs de mutations politiques que sont les militants du mouvement social, les bénévoles associatifs ou les élus progressistes sans appartenance de parti. Il doit aussi faire éclater les carcans de la pensée et des discours formatés qui sont si souvent ceux des dirigeants nationaux, souvent décalés des réalités locales dans la hantise des positions à maintenir et l’obsession des scrutins à venir. A les entendre, je mesure ce qui nous sépare…


Je crois vraiment que le résultat obtenu en Auvergne, et plus particulièrement le Puy-de-Dôme, tient pour beaucoup dans le parti-pris d’une façon vraiment différente de faire de la politique.


C’est l’impulsion que j’ai voulu donner dès le début de la campagne, dans la continuité d’une pratique que nous avons depuis longtemps dans la circonscription dont je suis devenu en 2002 le député. Car c’est bien pour l’essentiel cette pratique qui a permis alors mon élection et le renouvellement de 2007. Nous confirmons aujourd’hui qu’elle répond à une attente forte : les citoyens veulent se réapproprier la politique, la « chose politique », qui ne doit surtout pas être simplement déléguée à des élus ou responsables de parti, aussi vertueux soient-ils.


Voilà, pourquoi nous avons co-élaborés pendant plusieurs semaines nos propositions régionales, dans des échanges d’une très grande richesse, associant la construction d’un projet local à l’exigence de la transformation sociale, mêlant les grands enjeux nationaux à des orientations régionales concrètes, les uns se nourrissant de l’autre.


Avec un questionnement obsessionnel : les mesures que nous proposons sont-elles de simples airbags de la politique libérale ou sont-elles au contraire des leviers offensifs contre cette politique ?


Ce bouillonnement inédit a été une forme de révélations pour beaucoup d’entre nous, notamment nos partenaires, peu habitués à cette « démocratie active ». Il a abouti à un « pacte citoyen », support de notre campagne, mais en évolution constante puisqu’il s’est enrichi jusqu’à la veille du scrutin. Et il sera bien évidemment un mouvement permanent durant l’exercice du mandat des élus « Front de Gauche » : une campagne électorale n’est en aucun cas une parenthèse, mais simplement un mouvement plus intense dans le fil d’une pratique démocratique quotidienne.


Quant à l’appellation de notre liste « l’humain avant tout », ce n’était que l’expression verbale de l’essence même de notre rassemblement. Beau titre, beau slogan… mais pas seulement un titre et un slogan ! Je dirais, au risque de faire sourire, que c’est cela même qui justifie notre engagement politique. Cette évidence est trop souvent oubliée… et pas seulement dans les rangs de partis qui placent l’argent avant l’humain ! Ce choix de l’humain nous a donné un souffle et une pêche incroyable, d’autant plus qu’il a été ressenti comme tel par la population régionale. Au cœur de notre campagne, il est aujourd’hui au cœur du résultat.


Ces propos sont bien éloignés du microcosme parisien qui se gausse de ces analyses « au ras des pâquerettes » d’un élu de province « que l’on aime bien », mais qui n’est pas dans le moule, dont on salue bien sûr les résultats, mais avec un sourire entendu. Mais peut-être ces propos seront-ils un jour pris en compte. Peut-être…


Quant aux négociations pour le second tour, nous les avons conclues hier en nous rassemblant avec les listes socialistes et celle d’Europe Ecologie. J’en tirerai le bilan dans une prochaine expression. Ma volonté est en effet de continuer à faire vivre ce blog.

 

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Publié par André Chassaigne - dans Impressions de campagne
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12 mars 2010 5 12 /03 /mars /2010 14:29

 

 

Cela ne fait aucun doute : la gauche sera la grande gagnante de ces élections régionales. En Auvergne comme sur l’ensemble du pays, la droite paiera l’addition de sa politique dévastatrice.

Et elle la paiera au prix fort tant nous avons senti dans nos contacts et échanges une colère exacerbée, porteuse d’un rejet sans appel d’une politique qui a pour visages en Auvergne les ministres têtes de liste Marleix et Hortefeux.

La question va donc au-delà de savoir si la gauche conservera notre région. Aucun doute n’est possible. D’autant plus que les différentes listes se réclamant de la gauche affirment sans ambiguïté qu’elles ne permettront en aucun cas un retour de la droite. Elles appellent d’ores et déjà au rassemblement au second tour.

Mais contrairement à ce qui a été affirmé par le Président sortant durant le débat l’opposant à l’UMP Dugléry, sur France Bleue Pays d’Auvergne hier au soir, aucun accord n’a été signé avant de connaître les résultats du 1er tour.

Aucune réunion n’a eu lieu en présence de la liste Front de Gauche et aucune n’est prévue avant de connaître le rapport des forces issu des urnes. Nous sommes même surpris d’apprendre que des négociations ont déjà été engagées entre les listes socialistes et Europe Ecologie.

Ce mensonge délibéré pour réduire la portée du 1er tour traduit une conception de la politique que j’abborre : « Non, Monsieur Souchon, même si vous appréhendez les résultats du 1er tour, tous les coups ne sont pas permis pour affaiblir vos concurrents ! La politique mérite mieux que ces artifices politiciens : il suffisait de dire tranquillement, honnêtement, la réalité, c’est-à-dire que nous nous retrouverons lundi matin pour définir les conditions du rassemblement, les grands axes d’un programme partagé ».

Cet échange aura lieu quelle que soit la liste de gauche que les électeurs auront choisi de mettre en tête. Pour notre part, je m’y engage. Et ce choix, ce sont les électeurs qui le feront demain : il leur revient de dire quelle gauche ils veulent pour l’Auvergne.

Les électeurs diront en effet leur niveau d’exigence par leur choix de liste. Du rapport des forces dépendra la qualité de la gestion démocratique de la Région, à ses différents niveaux, de la prise en compte du citoyen au respect des partenaires au sein d’un exécutif, sans oublier bien sûr les personnels de l’institution régionale. Du rapport des forces dépendra aussi notre participation à l’exécutif s’il devait être soumis à l’autoritarisme d’un président conforté au 1er tour du scrutin.

De plus, des divergences fortes existent sur le fond : il nous faudra bien trancher sur des orientations fondamentales qui nous différencient.

Quelques exemples.

Qu’en sera-t-il de l’ouverture à la concurrence des transports ferroviaires TER qu’Europe Ecologie veut marchandiser ?

Qu’en sera-t-il des aides directes accordées aux grands groupes industriels que la liste socialiste souhaite maintenir au détriment d’une politique économique qui soit un levier de développement pour les PME-PMI de la région ?

Qu’en sera-t-il du devenir des organismes publics de la formation professionnelle (AFPA-GRETA) ? Les livrerons-nous à la concurrence d’organismes privés ou aurons-nous une politique de développement du service public ?

Qu’en sera-t-il de nos propositions pour une agriculture auvergnate diversifiée, qui ne se limite pas au bio, qu’il faut conforter par des mesures fortes pour réduire sa dépendance aux contraintes extérieures. Je pense en particulier à cette complémentarité à développer entre les agriculteurs de plaine et les éleveurs de montagne ?

 

« L’Humain avant tout », c’est le respect des valeurs démocratiques et du suffrage universel. Ce sont les électeurs, et eux-seuls, qui auront dimanche, avec leur bulletin de vote, l’opportunité de décider clairement quelles orientations portera la gauche pendant 4 ans.

 

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Publié par André Chassaigne - dans Impressions de campagne
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11 mars 2010 4 11 /03 /mars /2010 15:57

 

A 3 jours du 1er tour, les opérations médiatiques de manipulation de l’opinion prennent tout leur essor. Quand les recettes se sont avérées juteuses lors de précédents scrutins, autant les reproduire : cela a été le cas aux élections européennes avec la liste Europe Ecologie, bénéficiant en quelques jours d’une promotion bien orchestrée avec des résultats à la hauteur de la réclame.


Bien rodée, la mécanique prend des voies diverses :


- Ainsi, avec l’air de pas y toucher, aux infos de mardi, un journaliste de « France Bleue Pays d’Auvergne » présente à nouveau la liste de Christian Bouchardy comme étant la seule à même de concurrencer les listes PS et UMP. Bravo l’artiste ! L’information sera nuancée quelques heures après…


- Le journal « Les Echos » de ce même mardi 9 mars oublie complètement les candidats Front de Gauche dans sa présentation des « principaux candidats lancés dans la course au pouvoir régional », sélectionnant artificiellement quelques candidats d’Europe Ecologie et du MODEM au côté des incontournables PS – UMP. Naturel pour le quotidien de la finance ! Quant à l’éthique…


- Le quotidien « Aujourd’hui en France » de mercredi 10 mars (déclinaison du « Parisien » en province) place en Auvergne la liste du Front de Gauche au niveau de « ce petit monde » de « l’extrême-gauche » qui « chicane ». La journaliste valorise bien évidemment les écologistes après avoir très largement promotionné le candidat Bouchardy dans une édition précédente. S’agissant d’une correspondante de presse connaissant parfaitement la région, est-il nécessaire de rechercher un soupçon d’éthique journalistique dans une telle approche ?


- Quant au traditionnel coup d’éclat national de promotion écologique, il a bien eu lieu la nuit dernière avec le blocage par Greenpeace d’un train transportant de l’uranium appauvri. Les médias vont pouvoir s’en donner à cœur joie. Il fallait du grain à moudre : c’est fait !


Dans cette opération aux multiples facettes, il s’agit en fait de valoriser au maximum un outsider unique « bien propre sur lui », c’est-à-dire qui ne soit pas en rupture avec le politiquement correct que représente l’acceptation du système libéral. En soutenant le traité de Lisbonne, avec notamment ses conséquences sur les services publics par l’ouverture à la concurrence, Europe Ecologie est ainsi le sujet idéal. Mais il faut pour cela cacher la réalité d’un programme qui inscrit par exemple le mise en concurrence des TER pour introduire des entreprises privées dans les transports voyageurs. Qui peut croire en effet que l’ouverture au marché du transport ferroviaire permettra de maintenir et améliorer durablement des lignes qui n’ont pas vocation à être rentables ?


Fort heureusement, ce tripatouillage est aux antipodes de ce que nous vivons sur le terrain avec des rencontres d’une richesse exceptionnelle. Au lendemain d’un meeting de 400 personnes à l’ambiance « du feu de Dieu » mardi 9 mars à Montluçon, la journée de mercredi aux Ancizes aura été un moment fort de notre campagne : échanges avec les salariés d’Aubert et Duval, notamment sur la reconnaissance des dégâts causés par l’amiante ; distribution à la sortie de Dietal ; rencontre avec des patrons de PME étranglés par leur donneur d’ordre ; et pour clôturer un bel élan citoyen avec 120 participants en réunion publique. Un fil rouge tout au long de la journée : l’humain avant tout ! Une problématique constante : la relation du salarié avec son entreprise en lien avec le développement économique. Et aussi une attente très forte : celle de faire de la politique autrement, notamment dans l’attribution des aides publiques.


« Faire de la politique autrement » : nous porterons cette ambition au sein de l’institution régionale au niveau qui nous sera donné par les électeurs. Et comme il ne fait aucun doute que la droite sortira vaincue de ces élections, en Auvergne comme ailleurs, c’est aux Auvergnats de choisir la gauche qu’ils veulent. Aux Auvergnats, pas aux médias !


Mon coup de gueule de ce matin montre que la bataille des derniers jours sera rude et que nous ne devons compter que sur nous-mêmes. Mais la colère est pour nous indissociable de l’espoir. A nous tous d’aller au corps à corps pour convaincre, convaincre, toujours convaincre !

 

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Publié par André Chassaigne - dans Impressions de campagne
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9 mars 2010 2 09 /03 /mars /2010 13:53

Les jours qui précédent l’élection sont toujours déterminants. Davantage peut-être avec ce scrutin régional dans le contexte d’une très forte colère contre la politique gouvernementale qui ne conduit pas mécaniquement à aller voter.


Cependant, personne n’en doute : la droite sera battue, chez nous comme ailleurs, peut-être même dans les 22 régions de France. Et vraisemblablement plus fortement encore en Auvergne au regard des têtes de listes emblématiques que sont les ministres Alain Marleix et Brice Hortefeux.


Le grand chelem de la gauche serait un coup terrible porté au « rouleau compresseur - broyeur - concasseur » de Sarkozy et son équipe. Encore faudrait-il que ce résultat attendu permette de conduire en région des actions offensives contre cette politique dévastatrice et de préparer nationalement une vraie alternative politique de gauche pour une transformation sociale et écologique, seule apte à éliminer la misère sociale, économique et morale du peuple de France. Ne nous limitons pas à changer les têtes pour continuer à servir le système libéral. C’est du déjà vu !


Au final, la victoire contre la droite étant sans aucun doute assurée, nous avons bien là l’enjeu central du 1er tour de ces élections régionales. Dans ce contexte, un bon résultat du Front de Gauche sera déterminant : il pèsera sur les orientations nationales de la gauche, il garantira l’ancrage à gauche du Parti Socialiste, il prouvera qu’il est possible de faire grandir une gauche de combat anti-capitaliste au détriment de la gauche de renoncement. Ce sera aussi un point d’appui déterminant à des avancées sociales pour redonner espoir à tous ceux qui désespèrent de la politique.


Il faut aussi mesurer ce que représenterait l’émergence de plusieurs Présidents de région Front de Gauche. Ils pourraient impulser dans leur région respective et au sein de l’Association des Régions de France des politiques de résistance à la politique de Sarkozy, actionner des leviers contre le libéralisme dévastateur.


En Auvergne, cet enjeu prend une dimension encore plus forte au regard de la personnalité du Président sortant dont l’autoritarisme rend extrêmement difficile non seulement le travail en équipe mais aussi un rassemblement durable de la gauche. A moins de se résigner à être le petit doigt sur la couture du pantalon. Et ce n’est pas mon cas !


C’est dire que le rapport des forces du 1er tour sera déterminant. A nous d’expliquer aux électeurs, dans cette dernière ligne droite, l’importance du résultat que nous obtiendrons pour compter et peser sur le devenir de l’Auvergne.


Ce sont bien les électeurs, et non pas les prévisions, qui nous donneront le niveau des responsabilités qui seront les nôtres au sein du rassemblement de la gauche au second tour et ensuite dans l’institution régionale.


Certes, même si nous ne sommes pas en tête, notre participation à une liste unitaire pour battre la droite est acquise et ne souffre pas de tergiversations. Elle devra cependant s’accompagner de grandes orientations partagées en prenant en compte des points incontournables de notre programme : une démocratie active en région, l’adoption et le respect de critères exigeants dans le domaine économique, le maintien d’une formation professionnelle publique, le rejet de la mise en concurrence des TER, une politique agricole innovante…


Quant à la participation à l’exécutif, elle sera soumise à l’exigence du respect des partenaires et aux moyens donnés pour l’exercice effectif des responsabilités réparties entre les composantes de la majorité.


Il nous reste 4 jours pour convaincre, 4 jours aussi pour déjouer les artifices de dernière heure qui remettraient en cause le magnifique combat collectif que la liste Front de Gauche mène en Auvergne. 4 jours pour prouver qu’il n’est pas de socle électoral immuable et que nous pouvons devancer la liste socialiste pour conduire au second tour le rassemblement de toute la gauche.

 

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Publié par André Chassaigne - dans Impressions de campagne
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5 mars 2010 5 05 /03 /mars /2010 23:00
Hier au soir : un meeting à  1000 voix

Un millier de personnes hier au soir à Polydome pour le meeting régional du Front de Gauche : du grand ! Du beau ! Du fort ! Des participants enthousiastes, les 3 orateurs invités en pleine forme, portés par ce souffle grandissant du Front de Gauche dans le pays. Marie-George, Christian Piquet et Jean-Luc Mélenchon ont successivement développé avec brio les enjeux du succès de la gauche de transformation sociale sous des applaudissements nourris et répétés. Notre « bauge » s’est vite remplie de convictions, d’arguments, de bons mots : la dernière ligne droite peut être attaquée sans crainte de manquer de carburant. J’ai pour ma part développé nos orientations de campagne en Auvergne avec le sentiment final d’avoir plutôt bien réussi dans cette tâche.

La concurrence était pourtant rude avec, à quelques centaines de mètres, le match au sommet des rugbymen clermontois contre Perpignan. La belle victoire de l’ASM aura permis ce beau clin d’œil de nos militants à la sortie du stade Michelin. 5 000 tracts étaient près et ont ainsi pu être distribués : « La liste du Front de Gauche « l’humain avant tout », conduite par André Chassaigne, actuellement en meeting à Polydome, salue la victoire de l’ASM ».

Au même moment, au stade Montpied, ils étaient aussi des milliers, dont 1500 jeunes invités, pour applaudir le Clermont Foot accueillant Brest, deuxième du classement en Ligue 2. Malheureusement, la victoire n’a pas été au rendez-vous pour ramener nos Clermontois au milieu du classement.
C’est dire que nos mille voix de Polydome valaient leur pesant d’or avec cette forte concurrence !

Et si tout ce beau monde se retrouvait ce matin à Issoire pour défiler avec les salariés d’Alcan Rhénalu et des différentes entreprises  industrielles du bassin issoirien ? L’appel est édifiant : « Stop à la casse de l’emploi sur ISSOIRE ! Après VALEO, VOXAN, BOURBIE ! ALCAN avec 300 millions d’euros de bénéfices sur les 5 dernières années doit maintenir ses emplois ».

Cette manifestation est révélatrice de la forte attente des salariés de l’industrie dont l’outil de travail est progressivement érodé avec son cortège de suppressions d’emplois. Dans la dernière ligne droite de la campagne électorale, il nous faudra revenir fortement sur l’exigence du maintien de l’industrie auvergnate. Il nous faut davantage  populariser nos propositions, co-élaborées notamment avec les salariés de la métallurgie. Je pense en particulier aux propositions portées sur notre liste par notre camarade Roger Bichon, syndicaliste dans la métallurgie clermontoise : créer un véritable réseau d’entreprises complémentaires à même de se regrouper pour répondre ensemble aux marchés, de moins en moins morcelés, des grands groupes donneurs d’ordre.

Pour cela, il faut impulser une politique régionale offensive dans le domaine économique.

Mais cette volonté de développement est indissociable de notre mobilisation aux côtés des salariés pour maintenir l’emploi. C’est ce que nous ferons ce matin à Issoire.

Pour ma part, je compte placer la question de l’emploi au cœur de la dernière semaine de campagne. Des militants ouvriers me l’ont demandé hier au soir et ils avaient raison !

Je serai sur France Bleu Pays d’Auvergne lundi matin entre 8 h et 9 h puis à Clermont 1ère jeudi 11 mars aux infos de 18 h 30 : des porte-voix que je m’efforcerai d’utiliser au mieux.
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Publié par André Chassaigne - dans Impressions de campagne
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4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 16:23

 

Je souhaiterais affirmer aujourd’hui l’exigence d’une prise en compte du patrimoine immatériel dans les actions régionales. Que ce soit la langue et les savoirs oraux, la danse et la musique, le patrimoine architectural et les paysages, et bien d’autres expressions populaires, les cultures traditionnelles ont rythmé le quotidien des habitants de l’Auvergne et restent aujourd’hui d’une étonnante modernité.


Pour reprendre des mots forts écoutés lors d’échanges récents : leur pratique fait société. Non seulement par les liens sociaux qu’elles créent en faisant du commun, mêlant travail de mémoire et réappropriation, mais aussi parce qu’elles participent à la « fabrication » de la société, toujours en mouvement. « Elles traversent cette moissonneuse batteuse qu’est l’homme » : cette belle expression entendue mardi soir à St-Bonnet-près-Riom est suffisamment évocatrice.


Après ces quelques mots valant engagement auprès de nombreuses associations régionales, j’ai soudain envie de me faire plaisir en faisant un petit travail de collectage linguistique dans mon parler quotidien : ma façon de montrer mon attachement à nos racines occitanes.


Par exprès, j’ai pourtant avec Christian Bouchardy un débat ce soir qui devrait me porter peine : c’est pas un brelaud le Christian !


Alors que je devrais réfléchir aux arguments à mettre dans ma bauge, je suis franc fou ce matin pour gronler et faire le badabé autour du parler auvergnat !


Mais il ne s’agit pas ce soir de tomber mon concurrent, de l’échapiller, voire même de la gnaquer.


J’avoue même que ça me ferait malice de lui poser un petas s’il venait à barailler. Aucun risque : je n’ai pas affaire à une barboïlle. A moins qu’il soit mal tourné et enrabiné… Une chose est certaine, je suis persuadé que nous allons faire pendant quatre ans un bout de crove ensemble.


4 ans, c’est bien court et on n’aura pas le temps de gigouner et branquignoler. Il faudra bien se bouger pour ce bel environnement que sont les cultures traditionnelles de l’Auvergne.

 

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